1. Le nid primaire : petit mais déjà fonctionnel
Le nid primaire est construit au démarrage de la colonie. Il est souvent abrité et peut se trouver sous une avancée, dans un abri, sous une toiture, dans un buisson ou sur un support protégé. Le document national 2026 indique qu’il est fréquemment situé à faible hauteur, souvent sous 5 mètres.
2. Le nid secondaire : changement de volume et parfois de hauteur
Quand la colonie grandit, elle peut se déplacer vers un nid secondaire. Celui-ci peut être beaucoup plus volumineux et se rencontrer très haut dans un arbre, souvent au-dessus de 10 mètres. Il existe cependant des exceptions : bâtiment, haie dense ou autres supports.
3. L’ouverture latérale : un indice, pas une invitation
La documentation du MNHN et le plan national soulignent l’intérêt de l’entrée latérale du nid mature de Vespa velutina. Ce détail est utile sur une photo correctement cadrée, mais il ne faut jamais contourner un arbre, grimper ou se placer sous un nid pour chercher l’orifice.
4. Un nid visible en hiver n’est pas forcément actif
Après la reproduction automnale, l’ancienne colonie décline. Les nids ne sont pas réutilisés l’année suivante. Un nid devenu très visible après la chute des feuilles peut donc correspondre à une structure en fin de cycle ou abandonnée. L’absence d’activité doit être constatée avec prudence, à distance et sur une durée suffisante.
5. Ce qu’une bonne fiche de nid doit documenter
- Type de support.
- Hauteur approximative.
- Visibilité de l’entrée, uniquement si elle est observable sans approche.
- Activité d’insectes autour du nid.
- Date et heure de l’observation.
- Présence d’un enjeu à proximité : école, chemin, jardin, rucher, travaux.
6. Ne jamais “tester” un nid
Ces gestes peuvent déclencher une réponse défensive et transformer une observation en situation dangereuse.