1. Une espèce à cycle annuel
Une colonie de frelon asiatique ne fonctionne pas comme une ruche pérenne. La colonie se développe au cours d’une seule saison, produit une nouvelle génération de reproducteurs puis disparaît avec l’hiver. Seules les nouvelles fondatrices fécondées passent la mauvaise saison à l’abri.
2. Hiver : les fondatrices sont dispersées
De décembre à février, les futures fondatrices restent isolées dans des refuges protégés : litière, souches, recoins de toiture, pots ou autres cavités. L’ancien nid n’est pas réoccupé l’année suivante. Cette information est importante pour éviter de considérer automatiquement un vieux nid d’hiver comme une colonie active.
3. Printemps : fondation du premier nid
Lorsque les températures redeviennent favorables, la fondatrice reprend son activité. Entre mars et juin, elle construit un petit nid primaire, pond et élève seule les premières ouvrières. Cette phase est fragile : beaucoup de fondatrices ne parviennent pas à établir une colonie durable.
4. Été : la colonie change d’échelle
À partir de juin, les ouvrières prennent en charge la construction, la défense et l’alimentation du couvain. La reine se consacre presque entièrement à la ponte. Le plan national indique qu’une migration vers un nid secondaire plus haut intervient dans une grande majorité des cas, autour de 70 %. Un nid très développé peut contenir plusieurs milliers d’ouvrières.
5. Automne : reproduction et pression de prédation
Entre septembre et novembre, la colonie produit les individus sexués. La pression de prédation peut être forte à cette période, notamment autour des ruchers. Le plan national indique qu’une colonie peut produire plusieurs centaines de nouvelles fondatrices avant le déclin hivernal.
6. Lire la saison avant d’interpréter une observation
Ces périodes restent indicatives : climat local, altitude et météo peuvent décaler l’activité. Une plateforme pédagogique doit donc présenter un calendrier souple, et non des dates absolues.